I. Introduction
Dans le cadre du Projet Paix et Réconciliation (PPR), un atelier de concertation et de redynamisation du Réseau des Acteurs de Paix et de Réconciliation au Burundi et dans la Région des Grands Lacs s’est tenu le 23 juin 2026 à Mont Sion Gikungu.
Cette rencontre avait pour objectif principal de renforcer les synergies entre les organisations engagées dans la consolidation de la paix, de partager les acquis du Projet Paix et Réconciliation, d’examiner les perspectives pour les années 2026 et d’adopter une feuille de route commune permettant au réseau de devenir un véritable cadre permanent de collaboration, d’échange et de plaidoyer.
L’atelier a réuni les représentants des organisations membres du réseau, des institutions académiques, des organisations confessionnelles, des organisations de la société civile ainsi que différents partenaires techniques impliqués dans la promotion de la paix et de la réconciliation.
Les travaux ont débuté par l’accueil et l’enregistrement des participants.
II. Déroulement de l’atelier
Le Coordinateur de PPR et le Secrétaire du Comité de Pilotage a ensuite prononcé le mot de circonstance dans lequel il a rappelé l’importance de renforcer la collaboration entre les différents acteurs afin de répondre efficacement aux défis persistants liés à la paix, à la cohésion sociale et à la réconciliation.
III. Présentation du bilan du Projet Paix et Réconciliation
Le Coordonnateur du Projet Paix et Réconciliation, Dr Aloys Misago, a présenté les principales réalisations du projet au cours de la période 2023–2025 ainsi que les orientations stratégiques pour les années 2026.

La présentation a mis en évidence plusieurs acquis importants, notamment :
- le renforcement d’un réseau d’acteurs de paix au Burundi ;
- l’organisation de nombreuses conférences, ateliers et formations destinés aux leaders religieux, politiques, administratifs, aux forces de sécurité, aux organisations de la société civile et aux jeunes ;
- les initiatives de guérison des traumatismes et de dialogue communautaire ;
- les progrès enregistrés dans la mise en place du Centre pour la Paix et la Réconciliation de Nyanza ;
- les avancées dans la création de l’Institut pour la Paix et la Réconciliation (GIPRES) ;
- le développement de partenariats nationaux et internationaux.
Le coordonnateur a également présenté les principales activités programmées pour 2026, notamment le renforcement du réseau des acteurs de paix, l’opérationnalisation du Centre pour la Paix et la Réconciliation, le développement du GIPRES, les programmes de guérison des traumatismes ainsi que les différentes conférences, formations et ateliers prévus au cours de l’année.
IV. Travaux de groupe


Les échanges ont permis d’identifier plusieurs opportunités de collaboration, parmi lesquelles :
- le partage des expertises et des compétences disponibles au sein des organisations membres ;
- la mise en commun des infrastructures pouvant accueillir des formations et des rencontres ;
- la réalisation d’activités conjointes de recherche, de formation et de sensibilisation ;
- le développement de projets communs ;
- la mobilisation concertée des ressources financières auprès des partenaires techniques et financiers.
Les participants ont souligné que le travail en réseau constitue un levier essentiel pour accroître l’efficacité des interventions et améliorer l’impact collectif des actions de paix.
Notons que les échanges en groupe s’est basé sur la feuille de route était autour de six axes stratégiques:
- le renforcement institutionnel du réseau ;
- le partage des connaissances et l’apprentissage mutuel ;
- le plaidoyer commun ;
- la mutualisation des ressources ;
- le soutien des Centre pour la Paix et la Réconciliation ;
- la promotion de la participation des jeunes et des femmes dans les initiatives de paix.
V. Principales observations formulées
Les échanges ont permis de faire ressortir plusieurs observations importantes :
- actualiser la base de données des organisations membres afin de disposer d’un réseau actif et dynamique ;
- améliorer l’implication des membres dans la mise en œuvre des activités du réseau ;
- clarifier le statut juridique du Projet Paix et Réconciliation ainsi que celui du Comité Technique Permanent ;
- définir une vision à long terme du réseau ;
- renforcer la représentativité des différentes confessions religieuses ainsi que des organisations de la société civile ;
- élaborer une stratégie de communication plus large dépassant les seuls groupes WhatsApp ou plateformes numériques ;
- encourager le partage régulier des publications, recherches et bonnes pratiques entre les organisations membres ;
- promouvoir davantage une culture préventive de la paix auprès des enfants et des jeunes ;
- préciser dans les plans d’action les responsabilités, les échéances et les modalités de mise en œuvre ;
- organiser régulièrement des conférences et webinaires sur les enjeux actuels de la paix ;
- développer des mécanismes communs de mobilisation des financements.
VI. Mise en place du Comité Technique
Les participants ont convenu de renforcer le fonctionnement du réseau à travers la mise en place (ou la confirmation) d’un Comité Technique chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route, la coordination des activités, la communication entre les membres ainsi que la préparation des rencontres futures.
Il a été recommandé que les modalités de fonctionnement de ce comité soient précisées dans une charte ou un règlement intérieur.
Il a été demandé que le comité technique sous le guide du Vice Coordinateur de PPR se rencontre au moins deux fois avant la fin des activités au mois de décembre où on aura l’évaluation.
VII. Conclusion
L’atelier a permis de consolider la dynamique de collaboration entre les différents acteurs œuvrant dans la promotion de la paix et de la réconciliation au Burundi et dans la Région des Grands Lacs.
Les participants ont exprimé leur volonté commune de travailler davantage en synergie afin de renforcer les capacités du réseau, mutualiser les ressources disponibles et développer des actions communes au service de la paix durable.
La feuille de route adoptée constitue désormais un cadre stratégique partagé qui guidera les interventions du réseau au cours de la période 2026.
La rencontre s’est clôturée dans un climat de confiance, de fraternité et d’engagement renouvelé en faveur de la consolidation de la paix, de la réconciliation et du développement humain.